• Zadi Zaourou

  • Leopold Sedar Senghor

    "Nul n'a le droit d'effacer ma culture,car une communauté sans culture est un peuple sans être humains"

  • Frederic Titinga Pacere

    "Si une termitière vit, c’est qu’elle ajoute de la terre à la terre"

  • Edouard Glissant

    "Le poète achemine la connaissance du monde dans son épaisseur et sa durée, l'envers lumineux de l'histoire qui a l'homme pour seul témoin."

  • Pierre Bourdieu

    "Le sociologue rompt le cercle enchanté en essayant de faire savoir ce que l'univers du savoir ne veut pas savoir, notamment sur lui-même.”

  • Michel Foucault

    "De l'homme à l'homme vrai, le chemin passe par l'homme fou."

De la dégénérescence du corps dans les nouvelles dramaturgies en Afrique noire francophone : Kintossou Armand ADJAGBO

Les nouvelles œuvres théâtrales de l’Afrique noire francophone, en l’occurrence, celles produites dans la période 1990-2015, laissent apparaître une image décadente du corps humain. Les représentations qui en sont faites et qui participent de sa dégénérescence sont de plusieurs ordres. L’étude met l’accent sur le corps mutilé dont l’expression débouche sur sa conversion en objet de consommation ou en produits comestibles. La prostitution, le viol, l’inceste, la nécrophilie, l’anthropophagie en sont des formes inscrivant des symboliques variées. L’on s’intéresse également au corps, objet de spéculation ou de marchandisation qui concourt à sa désacralisation. L’analyse de ces diverses représentations du corps dans les œuvres théâtrales est faite au moyen de trois outils méthodologiques : la sociocritique, la critique thématique et l’analyse du discours.

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Chronologie et chronique dans la production romanesque d’ahmadou kourouma : Yaovi Mathieu AYESSI

Ahmadou Kourouma est l’un des écrivains africains francophones les plus étudiés. Mais peu de réflexions consacrées à son écriture mentionnent la continuité dans laquelle s’inscrit son œuvre. De Les soleils des indépendances à son roman posthume Quand on refuse on dit non, en passant par Monnè, outrages et défis, En attendant le vote des bêtes sauvages et Allah n’est pas obligé, chacun des cinq romans de Kourouma s’offre comme un épisode d’une même intrigue, celle de la politique africaine depuis la colonisation jusqu’au début du nouveau siècle. Il y a une sorte de généalogie interne à l’œuvre romanesque de Kourouma. L’objectif de la présente étude est de reconstituer la chronologie de l’Histoire dont l’auteur se sert pour écrire sa chronique de la politique africaine, rapprochant ainsi son œuvre des gwedé ou continuum de récits des chasseurs Mandé.

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Litterature et bandes dessinees en cote d’ivoire. Adaptation et reception : Yao Kobenan atta nicaise

Cette étude essaie de faire une incursion dans le domaine des adaptations cinématographiques de bandes dessinées en Côte d’Ivoire. Elle lève le voile sur le processus de légitimation des auteurs paralittéraires et la stratégie par laquelle ces derniers parviennent à redéfinir la notion de littérature suivant les théories de la réception. La première partie de l’article répertorie quelques adaptations cinématographiques de bandes dessinées en Côte d’Ivoire. L’étude révèle également dans la deuxième partie, quelques problèmes à l’adaptation d’une bande dessinée au cinéma en partant de l’incompatibilité des dimensions à la représentation du son en passant par le traitement du personnage. Elle prend fin à partir d’une analyse empirique récapitulant le succès que connait Aya de Yopougon et son auteur.

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Structures editoriales, lecteur et autonomie de l’ecrivain : l’ecrivain ivoirien entre « le marteau et l’enclume » : RAYMOND GBAZALE

La présente proposition pose la problématique de l’autonomie d’Ahmadou Kourouma et de Venance Konan dans l’expression de leur art associé à leur désir de notoriété. Il s’agit d’évaluer les relations entre les deux écrivains et leurs lectorats, entre eux et les structures d’édition en termes d’attentes mercantiles des éditeurs ; puis d’évaluer l’impact de ces relations sur leur autonomie en termes d’écriture ou de qualité esthétique de leurs œuvres. Cet article interroge l’objet ou les motivations de l’écriture des deux écrivains, à savoir pour qui écrivent-ils, à partir des « formes d’engagement » de ceux-ci. Ainsi les attentes des deux agents du champ (lecteurs et éditeurs) placent l’auteur dans une situation inconfortable, celle d’une pression réelle qu’on pourrait qualifier de « marteau et l’enclume » ; et qui reconfigure certainement les frontières du champ littéraire.

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Le voyage dans voyage au bout de la nuit de celine et dans les faux-monnayeurs d’andre gide : Daniel Patrick Diehou

LE VOYAGE DANS VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT DE CELINE ET DANS LES FAUX-MONNAYEURS D’ANDRE GIDE[1]   Daniel Patrick Diehou, Doctorant, Université Felix Houphouët Boigny   Résumé : Le thème de voyage évolue avec tous les siècles du roman français. Homère à l’Antiquité et Pétrarque au Moyen Age posaient les …

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entre discours serieux et jeu fictionnel : Guy Ossito Midiohouan et Sandry Richard Dohounkui Gbétey

Kossi Efoui apparaît, à la lecture de ses textes, comme un écrivain du chaos, de l’insaisissable. Ecrivain de la fragilité de l’existence, il récuse l’idée d’une identité définissable. Son refus d’adhérer aux institutions préexistantes à son avènement, notamment à la Littérature Africaine, semble donc, à première vue, en adéquation avec son choix d’écriture. Seulement, les enjeux d’une telle posture, en contexte africain, où l’institution littéraire d’inspiration occidentale, est toujours en construction, sont tels que cela ne peut passer inaperçu. D’où le présent article qui, confrontant le discours péritextuel de Kossi Efoui à ses textes, ses romans notamment, révèle, contrairement à ce que nombre de discours critiques d’entérinement de la posture de l’auteur portent à croire, que l’Afrique est la source essentielle de son imaginaire, de son écriture.

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Le personnage de bokano dans en attendant le vote des betes sauvages d’ahmadou kourouma : Koné Diakaridia

Le personnage de Bokano, tel qu’il est présenté dans En attendant le vote des bêtes sauvages de l’écrivain ivoirien Ahmadou Kourouma, a de nombreux traits de congruence avec Mahomet, le prophète de l’islam. Porteur d’un certain nombre de valeurs et d’une grande soif d’absolu, il est, pour les habitants de Ramaka, le sujet d’un culte exubérant et sacré. L’on cherche à mieux le connaître afin de découvrir sa singulière personnalité. Toutefois, à cause des réalités du contexte dans lequel ce personnage religieux de l’imaginaire textuel évolue, il est soumis à une diffraction. On est bien là, en définitive, en présence d’une peinture négative et controversée du prophète des musulmans.

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Le conte africain, une alternative de remédiation au chaos du monde : KONAN Yao Lambert

Le conte africain est au service de la société ; il contribue à sa survie. Moyen de défense du groupe social, ce genre a un rôle de stabilisation. En cela, il constitue, de par sa fonction cathartique et thérapeutique, le remède adéquat contre les travers humains. Utilisant le comique sous ses différentes formes, le conte donne des enseignements propres à faciliter les rapports au sein de la communauté. Ainsi, par le truchement du rire, les déviations d’ordre caractériel sont corrigées au profit du vivre ensemble dans une sorte de mutualisme.

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Essai d’une cartographie de l’imaginaire poetique ivoirien : la rupture par l’oralite : KISSY Cédric Marshall

Ce travail s'inscrit dans le giron de l'histoire littéraire ivoirienne en l'arrimant aux courants esthétiques qui l'ont irriguée. À cet effet, Marie-Clémence ADOM perçoit un moment de rupture dans l'histoire des formes poétiques ivoiriennes, entre une poésie occidentaliste et une autre qui, influencée par la vague négritudienne, prendra, selon ses mots, le nom de "poésie oraliste". L'intérêt de cette production se situe, partant, dans l'analyse des textes poétiques qui font figure de rupture. La méthode jouera sur deux surfaces (histoire littéraire et esthétique) pour cerner ce paradoxe qui pose l'oralité en tant qu'épistémè de la modernité du fait poétique ivoirien.

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Traduire le roman negroafricain francophone postcolonial : Ezéchiel AKROBOU

La particularité Du roman négro-africain d’expression française ne cesse d’être un défi majeur pour le traducteur face aux innombrables difficultés liées au transfert de codes culturels. Les problèmes engendrés par la traduction de l’œuvre de Kourouma, particulièrement, Les soleils des indépendances, nous offrent une excellente illustration de la distinction entre deux types d’ambigüité dans son espace littéraire : l’oralité et l’écriture. Dans une telle situation, l’écriture et l’oralité s’enchâssent dans un même espace littéraire, engendrant du coup d’énormes difficultés dans un processus d’interprétation et de traduction de son œuvre. Une telle démarche impose l’application d’une méthode traductologique en vue de la résolution du problème posé. La recherche d’une « équivalence dynamique » ou l’application de la « re-expression ou deverbalisation » demeure un problème pour la traduction de ce type de littérature à cheval entre l’oral et l’écriture.

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